Qaanaaq – Mo Malø

qaanaaq Qaanaaq – Mo Malø – Editions De La Martinière – 31 mai 2018 – 496 pages – 20.90 €

Résumé :

Dans le vaste pays blanc, l’esprit de Nanook se réveille. Le grand ours polaire, seigneur des lieux, protégera les siens. Jusqu’au bout.

Adopté à l’âge de trois ans, Qaanaaq Adriensen n’a jamais remis les pieds sur sa terre natale, le Groenland. C’est à contrecoeur que ce redoutable enquêteur de Copenhague accepte d’aller aider la police locale, démunie devant ce qui s’annonce comme la plus grande affaire criminelle du pays : quatre ouvriers de plateformes pétrolières ont été retrouvés, le corps déchiqueté. Les blessures semblent caractéristiques d’une attaque d’ours polaire. Mais depuis quand les ours crochètent-ils les portes ?

Flanqué de l’inspecteur inuit Apputiku – grand sourire édenté et chemise ouverte par tous les temps –, Qaanaaq va mener l’enquête au pays des chamanes, des chasseurs de phoques et du froid assassin. Et peut-être remonter ainsi jusqu’au secret de ses origines.

Mon avis :

Qaanaaq  est un excellent polar qui offre une intrigue dense et riche menée par un personnage emblématique, profond et hautement attachant. Savant mélange d’enquête à la française et à la scandinave ce roman est passionnant. J’ai adoré cette lecture.

Je ne saurais dire si j’aurais choisi de lire ce titre si Anaïs Sérial Lectrice n’en avait parlé avec autant de fougue et de passion alors je ne peux commencer cet article sans la remercier chaleureusement pour cette recommandation qui m’a conduite à sauter sur ce titre dès que je l’ai vu à la bibliothèque. Et ce fût une très belle découverte pour moi tant de la plume de l’auteur que pour l’histoire passionnante qu’il nous offre dans ce polar nordique.

Parce qu’on ne peut pas être plus au Nord que dans ce roman puisqu’il se déroule au Groenland, le pays des inuits, de la banquise et des ours polaires, un monde tout à fait à l’opposé du nôtre. L’auteur a su décrire parfaitement bien ce décor, on s’y croirait.  On sent bien l’énorme travail de documentation car non seulement les descriptions sont très réalistes et correspondent bien à l’image de ce pays que l’on peut voir dans les reportages à la télévision, mais l’auteur nous donne aussi de beaux passages instructifs sur le mode de vie des inuits, les légendes et les considérations quelque peu mystiques qui régissent leur comportement. J’ai énormément apprécié cet aspect du roman et qui s’intègre en plus parfaitement bien à l’intrigue.

On suit principalement deux personnages, Qaanaaq (et je suis désolée mais je fais partie de la team qui prononce Kaanaaq parce que le Hrr qu’on est censé prononcer du fond de la gorge non merci et en plus personne ne comprenait quand je le disais mdr), un enquêteur venu spécialement de Copenhague pour assister la police locale, en la personne de Apputiku, pour résoudre d’horribles massacres perpétrés dans la ville de Nuuk sur des ouvriers de plateformes pétrolières. J’ai beaucoup aimé suivre ces deux personnages que l’on découvre au fil des pages, qui sont extrêmement bien travaillés par l’auteur. Profonds et attachants ils portent le récit et représentent chacun une image différente de la police. Voir évoluer leur relation et la façon dont ils se voient est très plaisant.

En plus d’un décor hautement réaliste et de personnages forts, l’auteur nous offre une intrigue extrêmement bien ficelée, dense et riche. Sans pouvoir trop en dire sous peine de vous spolier, c’est une intrigue minutieusement orchestrée sur un rythme linéaire grandissant avec des rebondissements savamment placés pour donner un petit coup de fouet. L’auteur est le Musher qui guide les chiens de traîneau vers la résolution de l’enquête au rythme des obstacles qui se dressent sur la route (ici la banquise). C’est un savant mélange entre le rythme à la française et celui à la nordique. En effet, l’auteur colle parfaitement au rythme propre aux romans nordiques, un peu lent et fort descriptif mais tout en y ajoutant une pointe de sarcasme et d’humour à la française qui dynamisent le récit. On suit vraiment l’enquête aux côtés de nos deux enquêteurs, les indices et les réflexions qui les mettent sur une piste nous apparaissent logiques et cohérentes, on vit vraiment l’enquête avec eux et c’est ce côté très immersif qui me plait de plus en plus dans les polars.

Bref, j’ai adoré cette lecture pendant laquelle je ne me suis jamais ennuyée et dont chaque page lue a été un bon moment livresque.

Comme l’écrit l’auteur “Qu’on l’accepte ou non, résoudre une affaire criminelle revient toujours à faire son deuil“. Et bien il va me falloir accepter d’avoir quitté des personnages attachants et une ambiance particulièrement plaisante et d’attendre, peut être longtemps, un nouveau titre de l’auteur.

 

Pour finir un petit mot sur l’auteur:

Point de photo puisque l’auteur a décidé de rester anonyme. On sait juste que Mo Malø est l’auteur de nombreux ouvrages, sous d’autres identités. Il vit en France. Qaanaaq est son premier roman policier.

Pour en apprendre un peut plus sur lui je vous invite à découvrir l’interview qu’Anaïs Serial Lectrice a réalisée et publiée sur son blog le 6 juillet 2018 Lumière sur…Mo Malo

Et d’une manière générale, même si je pense que seuls les habitants d’une autre planète ne connaissent pas Anaïs et ses chroniques, je ne peux que vous recommander chaudement cette blogueuse de talent qui offre toujours des avis avisés et sincères.

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Toutes blessent la dernière tue – Karine Giebel

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Toutes blessent la dernière tue – Karine Giebel – Editions Belfond – 29 mars 2018 – 744 pages – 21.90 €

Résumé :

Maman disait de moi que j’étais un ange.
Un ange tombé du ciel.
Mais les anges qui tombent ne se relèvent jamais…
Je connais l’enfer dans ses moindres recoins.
Je pourrais le dessiner les yeux fermés.
Je pourrais en parler pendant des heures.
Si seulement j’avais quelqu’un à qui parler…

Tama est une esclave. Elle n’a quasiment connu que la servitude. Prisonnière de bourreaux qui ignorent la pitié, elle sait pourtant rêver, aimer, espérer. Une rencontre va peut-être changer son destin…

Frapper, toujours plus fort.
Les détruire, les uns après les autres.
Les tuer tous, jusqu’au dernier.

Gabriel est un homme qui vit à l’écart du monde, avec pour seule compagnie ses démons et ses profondes meurtrissures.
Un homme dangereux.
Un matin, il découvre une inconnue qui a trouvé refuge chez lui. Une jeune femme blessée et amnésique.
Qui est-elle ? D’où vient-elle ?

Mon avis :

Toutes blessent la dernière tue de Karine Giebel n’est, pour moi, pas vraiment un thriller, en tous cas pas celui auquel on s’attend mais c’est un roman difficilement qualifiable. C’est une histoire passionnante, émouvante, violente qui traite de l’esclavage «moderne» et qui se dévore très vite. L’auteure a un talent certain pour surprendre son lectorat… une lecture que j’ai énormément aimée.

Je n’ai finalement lu que peu de romans de cette auteure et jusqu’à ce jour, chacune de mes lectures a été une belle découverte même si pour celle-ci il y a bien failli y avoir un MAIS…

C’est une histoire violente tant physiquement que moralement que nous raconte l’auteure, celle de Tama, 9 ans, que son père a laissé partir en France en espérant qu’elle aurait une meilleure vie que celle qui l’attend au pays et qui se retrouve enfermée dans un placard, esclave d’une famille bien sous tous rapports, vivant chaque jour un enfer. C’est horrible à lire, on a beaucoup de mal à imaginer que des humains puissent être aussi méchants, violents et considérer autrui comme une chose…bref, c’est violent à lire dès les premières pages on s’attache à Tama, on a envie de rentrer dans le livre pour la sauver et on attend fébrilement et avec impatience de voir si et comment elle va s’en sortir.

En parallèle, l’auteure nous montre un homme, Gabriel, dont on ne sait pas grand chose si ce n’est qu’il tue des gens et qui se retrouve devant une situation qui va bouleverser sa vie et nous par la même occasion.

Le problème de ce roman est qu’il est long, très long et même si j’ai dévoré les 740 pages en 3 jours parce que j’ai aimé particulièrement l’histoire de Tama, force est de reconnaître, objectivement qu’il n’y avait pas besoin de consacrer autant de pages à la vie de Tama, moitié moins auraient suffi à nous faire prendre la mesure de toute l’horreur qu’elle a subie.

L’alternance des chapitres entre la vie de nos deux personnages est disproportionnée, pour 20 pages de Tama on en a 2 de Gabriel et les pages de Gabriel sont tellement peu instructives qu’elles agacent, on veut retourner avec Tama. J’avoue qu’au bout d’un moment ça m’a un peu lassée, j’avais même une idée du déroulement de l’intrigue et j’attendais avec appréhension de voir si j’avais raison. Bon après c’est aussi là le talent de l’auteure qui arrive toujours à surprendre son lectorat par des twists inattendus ce qui a été le cas ici et a redonné à cette lecture un regain de suspens et de tension.

Au final et malgré une petite baisse de régime au milieu, j’ai énormément aimé cette lecture parce que j’aime les “belles” histoires avec des personnages attachants et profonds qui m’embarquent dans leur vie et c’est ce que l’auteure a su m’offrir avec Tama dans un premier temps puis avec Gabriel qui se révèle dans le dernier tiers du roman. Il y a du suspens pour savoir comment tout cela va finir, c’est captivant et la tension est maintenue jusqu’à la toute dernière page.

Encore une belle découverte de la plume de l’auteure même s’il y a un petit bémol.

 

Pour finir une petit mot sur l’auteur :

Karine Giebel

Grande collectionneuse de prix littéraires et maître du thriller psychologique, Karine Giébel est née en 1971. Son premier roman, Terminus Elicius (collection “Rail Noir”, 2004), reçoit le prix marseillais du Polar en 2005. Suivront Meurtres pour rédemption (“Rail Noir”, 2006), finaliste du prix Polar de Cognac, Les Morsures de l’ombre (Fleuve Noir, 2007), prix Intramuros du festival Polar de Cognac 2008 et prix SNCF du polar 2009, Chiens de sang (Fleuve Noir, 2008), et Juste une ombre (Fleuve Noir, 2012), pour lequel elle est couronnée par le prix Polar francophone 2012 et reçoit pour la deuxième fois le prix Marseillais du Polar. Purgatoire des innocents (Fleuve Noir 2013) confirme son talent et la consacre définitivement “reine du polar “. Après Satan était un ange (Fleuve Noir 2014), De force est son premier roman à paraître chez Belfond.
Ses livres sont traduits en italien, néerlandais, russe, espagnol, allemand, polonais, tchèque, vietnamien et coréen. Certains d’entre eux sont en cours d’adaptation audiovisuelle.

Anatomie d’un scandale – Sarah Vaughan

anatomie d'un scandale

Anatomie d’un scandale – Sarah Vaughan – Editions Préludes – 9 janvier 2019 – 448 pages – 16.90 €

Résumé :

Kate vient de se voir confier l’affaire de sa vie, celle qui accuse l’un des hommes les plus proches du pouvoir d’un terrible crime. Kate doit faire condamner James Whitehouse. Sophie adore son mari, James. Elle est prête à tout pour l’aider et préserver sa famille. Sophie doit trouver la force de continuer comme avant.

Comme avant, vraiment ? Quels sombres secrets dissimule le scandale, et à quel jeu se livrent réellement ces deux femmes et cet homme ?

ELLE VEUT LE DÉTRUIRE. ELLE VEUT LE SAUVER. LA VÉRITÉ EST UNE CHOSE DANGEREUSE.

Mon avis :

Anatomie d’un scandale est un thriller psychologique bien construit et captivant. Sous des airs de thriller classique et manquant singulièrement d’originalité se cache un récit palpitant aux personnages profonds, humains et mystérieux qui font tout l’intérêt de cette lecture.

Construit de manière assez classique en alternant les différents points de vue des personnages ainsi que les époques, le procès de James Whitehouse, bras droit d’un homme politique, accusé de viol par une de ses collaboratrice est l’occasion pour l’auteure de décortiquer en profondeur la question du consentement dans les relations sexuelles et des conséquences que cela peut avoir pour chacune des personnes concernées.

Les personnages sont le point fort de ce roman. Travaillés en profondeur ils sont très attachants et portent le récit lui-même très bien construit. J’ai été un peu perplexe au départ parce que je m’étais énormément attachée aux personnages, parce que j’étais captivée autant par le procès que par la période de la faculté, et surtout parce qu’au détour d’une page proche du milieu, j’ai deviné quelque chose qui m’a perturbée. Cela ne pouvait pas être aussi évident,… et là c’est le drame, tu te dis que non, l’auteure ne peut pas avoir fait ça, avoir servi un thriller classique et sans aucune originalité. C’est un mauvais moment à passer mais l’écriture est tellement fluide et les personnages tellement attachants que le plaisir de les suivre demeure. Et si l’intérêt de cette lecture était ailleurs et dépassait la simple question de la culpabilité ou non de James Whitehouse?

Et c’est là que l’auteure distille son talent et que cette lecture se révèle une excellente lecture. Outre l’intrigue très bien construite autour du procès, des témoignages, des ressentis de chacun des protagonistes jusqu’au verdict, l’auteure nous offre une histoire très dense et détaillée sur les relations humaines et la vision qu’on peut avoir de certaines personnes.

C’est un excellent thriller psychologique qui vous plonge au cœur d’un scandale anglais et dont je vous recommande chaudement la lecture.

Je remercie vivement la plateforme Netgalley et les éditions Préludes pour leur confiance

Pour finir un petit mot sur l’auteure :

Sarah Vaughan

Après des études d’anglais à Oxford, Sarah Vaughan s’est consacrée au journalisme. Elle a travaillé pendant onze ans au Guardian avant de publier “La meilleure d’entre nous”, son premier roman, puis, en 2017, “La ferme du bout du monde”. Elle vit près de Cambridge avec son époux et leurs deux jeunes enfants. Anatomie d’un scandale est son troisième roman.

Une anglaise à bicyclette – Didier Decoin

une anglaise à bicyclette

Une anglaise à bicyclette – Didier Decoin – Editions Stock – 1er juin 2011 – 336 pages – 20.80 €

Résumé :

Tout commence par un massacre d’Indiens en décembre 1890 dans le Dakota du Sud. Jayson Flannery, un photographe anglais veuf de son état, recueille une petite fille de trois ans dont la mère a été victime du massacre. Il songe bien sûr à confier Emily à un orphelinat, s’apprête à reprendre son paquebot pour l’Angleterre, mais il ne repartira pas seul et décide d’enlever la petite Emily aux soeurs qui l’ont prise en charge.
On les retrouve tous les deux dans un manoir du Yorkshire où Jayson a toujours vécu. Emily grandit, va à l’école, apprend à lire. Tous dans le village se posent mille questions à son sujet. Jayson l’a-t-il adoptée, kidnappée ? Viendra-t-on un jour la chercher ? Un policier mène son enquête, s’obstine et s’entête à rechercher les véritables origines d’Emily. Jayson comprend bientôt que, s’il veut donner une véritable identité à son Indienne d’Emily et donc des papiers et donc une appartenance sociale, il n’a d’autre choix que celui de l’épouser. Le mariage sera grandiose et mettra fin à la suspicion de tous, y compris celle du policier.
Emily rêvait d’un cheval, dans sa corbeille de noces elle trouve une bicyclette. Jayson ne pouvait imaginer que ce cadeau de mariage allait changer la destinée d’Emily. Elle commence par rouler pendant des heures, puis pendant des jours, puis pendant des nuits. Au terme de ses randonnées, elle fait une découverte spectaculaire : deux fillettes de quatorze et seize ans dans un village lointain prétendent fréquenter des fées au bord d’une rivière. Tout le monde a envie de les croire, Emily la première. Le père des jeunes filles, lui aussi photographe, demande à ses enfants de photographier la preuve de ce qu’elles avancent. Les fillettes s’exécutent et rapportent cinq clichés stupéfiants. Le village où a grandi Emily avait des doutes sur sa véritable identité, l’Angleterre toute entière va se diviser en croyants et non-croyants de l’existence des fées. Dans cette Angleterre qui entre dans les années folles de l’après-Première Guerre mondiale vieillit Sir Conan Doyle, qui se console et se passionne jusqu’à l’obsession pour le spiritisme. Cette fabuleuse histoire de fées tombe si bien dans sa vie. Il y croira dur comme fer, en fera son dernier combat et entraînera Emily dans la protection de la vérité et des mensonges des petites filles.
Hélas, il y a toujours une vérité, aussi parfois vaut-il mieux la taire.

Mon avis :

Une anglaise à bicyclette est un roman français écrit par Didier Decoin qui n’aura pas su me convaincre…malgré un bon début, un homme qui, un peu malgré lui, sauve la vie d’une petite sioux rescapée d’un massacre et l’emmène avec lui en angleterre pour lui offrir une meilleure vie, le récit s’essouffle très vite et l’histoire devient longue et sans attrait…j’ai espéré jusqu’au bout trouver un sens à cette lecture mais ce ne fût pas le cas, je n’ai pas compris où l’auteur voulait en venir…cette lecture transitoire entre 2018 et 2019 a donc été un flop…à oublier très vite

Il y a des lectures comme ça qu’on lit jusqu’au bout sans y trouver grand intérêt parce qu’on espère toujours cette petite étincelle qui transformera une lecture très moyenne en lecture sympathique même si elle reste sans plus. Tel ne fût même pas le cas de cette lecture.

J’ai bien accroché au début de l’histoire quand Jayson Flannery, un photographe anglais, se retrouve contraint, un peu malgré lui, de venir au secours d’une petite sioux rescapée d’un massacre d’Indiens, les Lakotas, en décembre 1890 dans le Dakota du Sud. Lui, un homme qui semble assez égoïste et à qui on remet cette petite fille, Ehawee, sauvée in extremis du massacre de son peuple et qui, après s’en être débarrassé dans un orphelinat, fait marche arrière et la récupère pour l’emmener avec lui en Angleterre. J’ai bien aimé cette partie, m’imaginant qu’on allait découvrir comment cette petite indienne allait pouvoir s’adapter à la vie anglaise et surtout comment elle et son sauveur allait s’apprivoiser et pouvoir vivre ensemble. Mais voilà les attentes qu’on peut avoir d’une histoire ne sont pas forcément en raccord avec l’orientation que l’auteur a choisi de donner à son histoire. Et malheureusement ce fût le cas ici…Il y a bien eu une petite pointe de regain de suspens quand un des membres du village anglais où vivent Jayson et Ehawee devenue Emily, décide de mener son enquête pour découvrir comment Jayson a fait pour ramener cette jeune fille en Angleterre, mais cela n’a pas duré.

J’ai trouvé que le récit avait très vite perdu en attrait et intérêt, qu’il n’était finalement qu’une juxtaposition de situations sans lien les unes avec les autres et sans cohérence…L’auteur m’a perdue dans ses digressions interminables sur le bien-être que pouvait procurer la bicyclette aux femmes….J’ai terminé cette lecture avec beaucoup de mal, espérant toujours un évènement qui donnerait un intérêt à cette lecture. Malheureusement le seul évènement intéressant qui s’est produit est l’arrivée de la dernière page qui m’a délivrée de cette lecture plus qu’ennuyeuse.

Bref, une lecture à oublier très vite….

Pour finir un petit mot sur l’auteur :

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Didier Decoin est un scénariste et écrivain français. Il est le fils du cinéaste, écrivain, scénariste et réalisateur français ainsi que nageur et joueur de water-polo Henri Decoin (1890-1969). Il débute sa carrière comme journaliste de presse écrite à France Soir, au Figaro et à VSD, et de radio sur Europe 1. En parallèle il se lance dans l’écriture. Il a vingt ans lorsqu’il publie son premier livre, “Le Procès à l’amour” (1966). Celui-ci sera suivi d’une vingtaine de titres, dont “John l’Enfer” pour lequel, en 1977, il reçoit le prix Goncourt. Tout en continuant son métier d’écrivain, il devient scénariste au cinéma puis à la télévision (adaptations et scripts pour la télévision comme les grands téléfilms Les Misérables, Le Comte de Monte-Cristo, Balzac ou Napoléon). En 1995, il est devenu le Secrétaire de l’Académie Goncourt. En 2007, il est élu président de l’association écrivain de Marine. En 2012, il est élu à l’unanimité président du Festival International des programmes audiovisuels (FIPA). Marié, il est père de trois enfants dont l’écrivain Julien Decoin (1985).

Bilan 2018 et bonnes résolutions

bilan 2018

Chaque année arrive le fameux moment du bilan… et des bonnes résolutions qu’on prend sans jamais les tenir…espérons que 2019 sera l’année de tous les possibles, celle où je tiendrai toutes les promesses que je me fais en ce début d’année.

Pour commencer, je vous souhaite à toutes et tous une excellente année 2019, quelle vous apporte tout ce que vous souhaitez dans tous les domaines qui vous tiennent à coeur.

Bilan 2018

L’année 2018 aura été pour moi une année un peu spéciale, celle où j’ai perdu, pendant un temps, un peu la motivation de lire mais surtout celle de tenir mon blog et de rédiger mes avis qui finalement étaient très peu lus. Alors oui je suis d’accord qu’on tient un blog pour le plaisir et non pour sa “réputation” mais avouez que c’est plus sympa quand vous êtes lus…bref, l’envie et la motivation ont fini par revenir et avec une envie de renouveau et de changement. Du coup ce nouveau blog est né et même si mes avis sont finalement assez peu lus, j’ai pris suffisamment de recul (peut-être un des avantages de la quarantaine…il faut bien se rassurer comme on peut…) pour ne pas m’en formaliser plus ça et prendre chaque visite comme une petite victoire.

Lire pour le plaisir, des romans qui me plaisent quelle que soit leur date de sortie plutôt que les nouveautés pour être dans le “move” et prendre mon temps pour rédiger des avis, positifs ou négatifs, au rythme qui colle à ma vie personnelle de maman travaillant à temps plein sur un rythme de 39 heures par semaine, soumise au stress non seulement des délais du terrible métier d’assistante juridique mais aussi de la ponctualité bien connue des trains…. et qui en plus assure les activités extrascolaires de ses loulous le weekend (quand ils ne se blessent pas) et toute la contingence familiale…Voilà mon nouveau mode de fonctionnement.

En 2018 j’ai lu 70 livres dont 90 % sont des emprunts à la bibliothèque alors que ma PAL au 31 décembre 2018 culmine à 165 livres !!!! Oui j’emprunte beaucoup à la bibliothèque alors que j’ai largement de quoi faire à la maison et en plus j’en achète des nouveaux aussi…Je suis une lectrice compulsive qui a du mal à résister à l’appel d’un livre et qui considère la bibliothèque comme une immense librairie où ni ma carte bleue ni mon banquier ne font de crise cardiaque quand j’en ressors….ma moitié a même une carte alors qu’il ne lit pas juste pour me permettre d’en emprunter plus…”Bonjour je m’appelle Sandrine et je suis “livrolique“”.

Sauf qu’avec 165 livres à la maison dont certains depuis plus de 5 ans, la situation devient ingérable non seulement en terme de place mais aussi en terme d’envie de lecture car des livres que j’avais envie de lire il y a 5 ans ne me tentent plus forcément aujourd’hui mais comme je ne les ai pas lus je les garde… bref, je suis incurable et si je n’envisage pas d’arrêter complètement mes emprunts à la bibliothèque, une de mes bonnes résolutions pour 2019 est de piocher plus de lectures dans ma PAL pour la faire redescendre à un nombre plus raisonnable (indéterminé à ce jour, le nombre raisonnable).

En terme de genre de lectures, moi la fana de polars et de thrillers qui ne lisait que ça à un moment, je me rends compte que finalement, avec le temps j’ai accordé beaucoup plus de place aux lectures différentes parmi lesquelles les romans de young adulte, dystopies et autres romans imaginaires ont su me plaire et conquérir mon cœur de quadra. Les romans de littérature contemporaine ont aussi une grande place dans mes lectures, j’aime les belles histoires émouvantes avec des personnages profonds qui me touchent et m’embarquent dans leur vie. L’alternance des genres me permet d’apprécier chacune de mes lectures (avant au bout de 3 ou quatre polars/thrillers de suites, le dernier prenait cher s’il n’avait pas un petit quelque chose de plus que les autres).

Voilà pour le bilan de 2018…et maintenant les choses sérieuses, les bonnes résolutions pour 2019.

En 2019, je m’engage à…

…lire plus de livres issus de ma PAL que de la bibliothèque

…lire Arnaldur Indridason

…lire, lire, lire et encore lire….

Léona – Les dés sont jetés – Jenny Rogneby


leona les dès sont jetés

Léona – Les dés sont jetés – Jenny Rogneby – Editions Pocket – traduction Lucas Messmer – 9 mars 2017 – 512 pages – 7.90 €

Résumé :

Stockholm, un jour de septembre. Une petite fille de sept ans, nue et recouverte de sang, braque une banque du centre de la ville avec pour seules armes un ours en peluche et un magnétophone. La fillette disparaît ensuite avec l’argent. La trouble et manipulatrice Leona Lindberg s’arrange pour récupérer l’affaire avant ses confrères de la police judiciaire. Christer Skoog, lui, est journaliste. Il dispose d’embarrassantes informations au sujet de Leona ; des informations qu’il est prêt à taire si cette dernière accepte de l’aider à résoudre une enquête qui l’obsède depuis des années…

Mon avis :

Leona les dès sont jetés est un thriller original porté par une héroïne détestable mais attachante. L’intrigue est bien construite, le rythme est bon et on se laisse prendre au jeu de ce récit inhabituel.

C’est à l’origine sur le second roman de l’auteure que j’avais craqué dans les rayons de la médiathèque, mais comme il s’est avéré être le tome 2 des aventures de Leona Lindberg, il me fallait découvrir en premier le tome 1. Et ce fût, malgré quelques longueurs et perturbations au début, une belle découverte.

Ce thriller est très dérangeant au départ car on ne voit pas du tout où l’auteur veut en venir. Ca démarre bien avec l’enquête sur le braquage perpétré par une petite fille de 7 ans que Leona tient absolument à suivre… C’est bien écrit, on apprend à découvrir cette policière un peu particulière dont on a beaucoup de mal à cerner la personnalité. On sait qu’il y a une deuxième intrigue qui se greffe sur la première par l’introduction du journaliste Christer Skoog, mais finalement cette intrigue parallèle reste assez lointaine. On a l’impression d’un mauvais équilibre entre les deux. Et puis, très vite – trop vite – l’auteur nous offre un twist qui interpelle, qui dérange. Pourquoi maintenant ? quid du suspens? le lecteur est perturbé…les pages suivantes sont longues, on a vraiment beaucoup de mal à accrocher… Mais il faut se laisser porter par cette lecture, accepter qu’elle soit différente des autres, apprécier l’originalité du récit et se laisser promener par l’auteure. Parce que l’auteure nous balade et réussit à donner un second souffle à cette lecture qui se révèle finalement prenante et captivante.

Leona est un personnage atypique, elle n’est pas une femme comme les autres. Elle est maman mais n’a aucune fibre maternelle, elle est policière mais elle n’est pas une policière comme les autres. C’est le personnage central de ce thriller, on la suit dans sa vie personnelle et dans son enquête mais on n’arrive absolument pas à la cerner. Bref elle dérange, on ne l’aime pas.  Mais l’auteure a su malgré tout nous attacher à cette histoire, nous donner envie de savoir comment tout cela va finir.

L’écriture est fluide, les chapitres sont assez courts et l’alternance vie personnelle/ enquête se fait sur un bon rythme qui dynamise le récit dans sa seconde partie et redonne à cette lecture un attrait quelque peu atténué en première partie.

C’est un thriller inhabituel mais qui finalement s’est révélé être une belle découverte et c’est avec plaisir que je lirai le tome 2 – la fin justifie les moyens – très prochainement.

Pour finir un petit mot sur l’auteure :

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Née en 1974 en Éthiopie, la Suédoise Jenny Rogneby a étudié la criminologie à Stockholm. Elle a travaillé pendant sept ans dans la police, à Stockholm, comme criminologue, avant de se lancer dans l’écriture de son premier roman, “Leona : Les dés sont jetés”, devenu dès sa sortie un best-seller en Suède, et qui a été traduit dans une dizaine de pays. “Leona : La fin justifie les moyens” est son second polar avec comme héroïne l’inspectrice Leona Lindberg.

Comme de longs échos – Elena Piacentini

comme de longs echos

Comme de longs échos – Elena Piacentini- Editions Fleuve noir – 24 août 2017 – 288 pages – 19.90 €

 Résumé :

” Partout, les monstres sont chez eux… “
Vincent Dussart est sûr de son coup.
Ce break imposé par sa femme va prendre fin aujourd’hui. Il n’a rien laissé au hasard. Comme toujours.
Confiant, il pénètre dans la maison de son épouse. Le silence l’accueille. Il monte les escaliers. Puis un cri déchire l’espace. Ce hurlement, c’est le sien. Branle-bas de combat à la DIPJ de Lille. Un mari en état de choc, une épouse assassinée et leur bébé de quelques mois, introuvable. Les heures qui suivent cette disparition sont cruciales. Le chef de groupe Lazaret et le capitaine Mathilde Sénéchal le savent.
Malgré ses propres fêlures, ou peut-être à cause d’elles, Sénéchal n’est jamais aussi brillante que sous la pression de l’urgence. Son équipe s’attend à tout, surtout au pire. À des milliers de kilomètres, un homme tourne en rond dans son salon. L’écran de son ordinateur affiche les premiers éléments de l’affaire. Ce fait divers vient de réveiller de douloureux échos…

Mon avis :

Comme de longs échos est un excellent polar français…une enquête extrêmement bien construite, un récit très immersif aux côtés des enquêteurs sur un rythme allant crescendo vers un dénouement très bien amené.

Je ne connaissais pas cette auteure et c’est complètement par hasard que je suis tombée sur ce titre dans les rayonnages de la bibliothèque…grand bien m’en a pris car j’ai été conquise tant par la plume de l’auteure que par l’intrigue qu’elle nous a offerte dans ce polar passionnant.

Un peu dans la même veine que Fred Vargas, Elena Piacentini nous offre un récit policier très descriptif, au rythme assez lent. C’est du coup un récit très immersif où le lecteur se retrouve happé aux côtés des enquêteurs, vivant avec eux les découvertes, les interrogatoires et c’est très plaisant. On a vraiment l’impression de vivre l’enquête policière. Tout se déroule de manière cohérente, pas de rebondissement avec des révélations surprises ou des mises en rapport rapides qui mènent les enquêteurs sur la piste du/des coupables. Tout se tient, c’est très bien ficelé et le lecteur est complètement conquis.

Et en plus d’une intrigue extrêmement bien menée, l’auteure nous offre un savant mélange entre l’enquête et la vie personnelle des enquêteurs qu’on apprend à connaître au fil des pages . Elle a su trouver le juste équilibre qui fait qu’on prend plaisir à découvrir les personnages dans leur vie personnelle et dans leurs relations avec les autres tout en ne perdant jamais de vue l’enquête policière qui reste prépondérante. L’héroïne, le capitaine Mathilde Sénéchal, est une jeune femme bien mystérieuse dont on découvre les failles au fil des pages et dont on devine un passé mouvementé. Elle est une enquêtrice attachante et intelligente qui mène cette enquête de main de maître. D’autres personnages plus secondaires prennent place dans cette enquête et apportent leur contribution à la résolution de l’énigme.

Bref, pour une première découverte de cette auteure c’est une très belle réussite et je ne peux que vous encourager, si ce n’est pas déjà fait, à découvrir cette auteure. En tous cas moi je vais lire d’autres de ses romans avec grand plaisir.

Pour finir un petit mot sur l’auteure :

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Auteur et scénariste, Elena Piacentini est née à Bastia et vit à Lille, comme les héros de ses romans. Leoni, le commandant de police à la section homicide de la PJ, qu’elle a créé en 2008, a été finaliste des sélections du prix des lecteurs Quai du polar/20 minutes et du grand prix de littérature policière pour l’une de ses aventures (Des forêts et des âmes, Au-delà du raisonnable, 2014 ; Pocket, 2017). Inspiré d’un fait divers, Comme de longs échos met en selle une nouvelle héroïne : Mathilde Sénéchal à la DIPJ de Lille. Il a été couronné dès sa sortie par le prix Transfuge du meilleur polar français.